Défendre l’occitan-langue d’oc, c’est défendre le patrimoine commun. Le bilan de La Seyne dans ce domaine nous incite à nous engager avec « L’énergie La Seyne »

 

Une culture vivante en partage.

 

La langue fait partie du patrimoine immatériel. Elle témoigne de la richesse de l’Histoire de notre région, on la retrouve dans les noms de lieux, des plantes, par nos modes de vie, nos usages culinaires …

 

Les langues et les cultures régionales sont le produit de l’adaptation de l’Homme et de son environnement. Défendre notre langue et notre culture régionales participe de la défense du territoire et de l’écologie.

 

La langue a vocation à accueillir l’autre pour vivre ensemble, dans la convivialité. Sa valeur sociale est grande. Ici, ce n’est pas que le Sud. C’est aussi le Nord, le nord de la Méditerranée et nous avons le désir d’inscrire la Seyne dans un espace plus vaste, celui de la Méditerranée. Ici nous sommes en Provence, et nous avons la volonté de redonner à notre région, son nom.

Un contrat en 10 points avait été passé entre le POC et Marc Vuillemot  autour de la langue occitane – langue d’oc, contrat qui a été respecté, particulièrement au niveau de la socialisation de la langue régionale dans l’espace public. Quelques points :

  • Création de la délégation à la culture régionale et Occitane, dès 2008.
  • Mise en place d’une signalétique bilingue : Les plaques des noms des rues du centre ancien sont en Oc.
  • Page est en Oc dans la revue municipale « Le Seynois » dès sa création,
  • Panneaux lumineux, les informations communales sont traduites en occitan,
  • Création du Logo «  la Seyne Occitane »,
  • Adhésion de la ville au Forum d’OC,
  • Budget délégué à la culture régionale qui permet de soutenir la création et d’aider à l’organisation d’événements culturels (concerts, chanteurs musiques, conteurs…),
  • Le Cercle Occitan fait partie des associations patrimoniales. En ce cadre, l’association est accueillie à la Maison du patrimoine pour y faire les ateliers de langue, de chants, de danses et proposer des expositions.

Beaucoup a été fait mais il reste encore à faire : achever la signalétique des plaques des noms de rues et l’élargir aux noms de quartiers, créer une école bilingue. La dimension intergénérationnelle est importante. 

 

Nous devons réapprendre à inscrire l’Homme dans le temps. Nous sommes des « passeurs », d’où l’importance de transmettre la langue aux enfants. 

 

L’empreinte culturelle doit être réduite au maximum. L’enfant est un sujet social qui pour se repérer dans son environnement a besoin de se percevoir, de comprendre le monde dans lequel il vit, d’anticiper une mémoire culturelle d’un patrimoine dont il est héritier, d’où qu’il vienne, quelles que soient ses origines.

 

Les enfants doivent très tôt prendre conscience de leur culture et percevoir l’existence d’autres cultures par la présence d’enfants étrangers, par les manifestations de tradition régionales vivantes, en particulier à travers les contes, les récits, les chants, etc… 

 

L’école y a tout son rôle à jouer.