Ma déclaration de candidature : poursuivre, demain, le travail accompli

Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer et vice-président de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée

 

J’ai longuement réfléchi et échangé, et je réponds favorablement à la demande des partis soutenant notre majorité, mais aussi de nombre de nos concitoyens, bien au-delà de ma sensibilité politique, d’être à nouveau tête de liste pour le mois de mars. 

 

 J’ai posé deux conditions.La première est que ce mandat, si nous sommes réélus, s’inscrive dans un équilibre entre continuité et renouveau pour préparer l’avenir. J’ai donc demandé aux partis, il y a quelques mois, qu’ils mobilisent leurs adhérents et sympathisants, notamment les jeunes, élus actuels ou non, pour qu’ils travaillent sur le bilan avec l’équipe sortante et moi, ce que nous avons fait. Et, dans la mesure où je n’avais pas pris ma décision, j’ai souhaité qu’ils coopèrent pour l’élaboration du projet qui devait être le leur, auquel j’ai adhéré, et qui sera présenté sous peu.

Qui dit renouveau, dit renouvellement. Comme en 2014, l’objectif est de viser au moins la moitié de nouveaux candidats, à tous les niveaux de la liste (seuls 21 candidats de 2008 ont figuré parmi les 49 de 2014, soit 43%, dont 3 inéligibles, et seuls 6 des 18 adjoints de 2008 l’ont été en 2014, soit 33%). Je remercie d’ailleurs tous ceux qui ont été de notre équipe arrivant au terme du mandat, pour ce qu’ils ont été, ce qu’ils ont réalisé, et les relations chaleureuses et de confiance qu’ils ont toujours eues avec moi.Cette condition a été acceptée et il est entendu que les organisations politiques travaillent en ce moment à proposer des personnes, dont au moins un tiers de citoyens non-encartés, qui incarneront cette dualité continuité/renouveau, mais aussi, comme d’habitude, outre la parité, la diversité des métiers, des quartiers, des sensibilités politiques, des profils, des centres d’intérêt.La deuxième condition, c’est qu’on modifie notre façon de voir le lien entre la Ville et la Métropole. Le nombre de compétences transférées est considérable. En atteste le schéma que nous avons réalisé. 

Nous l’avons mesuré depuis 2008, et plus encore depuis 2018 et le changement de statut résultant de la création de la métropole. C’est pourquoi j’ai posé comme condition que je puisse, avec les futurs élus métropolitains seynois, exercer à plein mon mandat de vice-président auquel je renouvellerai ma candidature, mais surtout que nous nous investissions encore plus dans les commissions et temps de travail thématiques. C’est désormais une nécessité qui justifie une disponibilité similaire à celle d’un adjoint. Les partis ont adhéré à cette vision.

 

Ces deux conditions acceptées, j’ai pu combiner mon vœu de préparation de la relève et le souhait pressant qui m’a été formulé de me voir encore entraîner la démarche.

 

Et j’ai accepté d’être celui qui conduira la liste métropolitaine, donc municipale, puisque la loi organise deux élections en une. Ce sera la liste du rassemblement autour des enjeux de l’écologie, de la citoyenneté, de la solidarité, de l’humanisme, du service public, de l’harmonie entre les Seynois, et de la coopération vertueuse entre La Seyne forte de son potentiel et la métropole vecteur de solidarité territoriale.

 

Cette évolution majeure explique que nous affichons un binôme symbolisant les deux enjeux métropolitains et communaux. Il y a deux élections en un seul scrutin. Si nous sommes réélus, je m’impliquerai plus encore qu’aujourd’hui à la métropole, et la future première adjointe aura à assumer une vision plus globale qu’aujourd’hui de l’activité communale, même si ce sera évidemment en lien constant avec moi. Il a été décidé que ce sera une jeune femme, membre de longue date d’Europe Écologie – Les Verts, Cécile Jourda.

 

Cette liste d’unité regroupera donc des anciens et des nouveaux candidats, dont, parmi eux, des gens sans étiquette, personnalités engagées dans la vie économique, sociale ou culturelle locale, aux sensibilités politiques très diverses, et d’autres qui sont membres des partis du régionalisme, de l’écologie, dont bien sûr d’Europe Écologie – Les Verts (EE-LV), et de l’ensemble de la gauche, depuis le plus vieux parti de France, le Parti radical de gauche (PRG), qui a été de l’aventure de la gauche seynoise en 1995, 2008 et 2014, et souhaite poursuivre avec nous, sur la base de notre projet communal partagé, même s’il a choisi d’accompagner la majorité nationale en 2017, jusqu’au plus récent mouvement, fondé il y a moins d’un an, la Gauche républicaine et socialiste (GRS), qui a pris part à la liste de Manon Aubry aux élections européennes, en passant par le Parti socialiste (PS), le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti communiste français (PCF). D’autres mouvements soutiennent cette démarche.

 

Cette diversité garantira la complémentarité des compétences entre les futurs élus dans l’intérêt de la commune. Elle constitue une richesse qui est à l’image de La Seyne. C’est pourquoi j’invite ceux qui annoncent porter un projet se fondant sur des valeurs très similaires aux nôtres, de citoyenneté, de préservation écologique, de développement durable, d’ouverture, de solidarité, de préservation du service public républicain, à réfléchir à l’incertitude affaiblissante et peu audible par nos concitoyens d’une aventure en solitaire. Unis, on est toujours mieux compris et entendus. La porte est ouverte pour tout échange.

 

Et, d’ores et déjà, je formule le souhait que la campagne se déroule dans la courtoisie et le respect des Hommes et des idées. Nous proposons à l’ensemble des listes concurrentes déjà déclarées et qui le seront de nous entendre sur une Charte d’éthique à respecter, dans l’esprit de celle proposée en 2014, mais dont seule une des huit listes d’alors avait accepté le principe :

« Candidats à l’élection municipale de mars 2014 à La Seyne, nous nous en tenons à la confrontation de bilans et projets, en nous refusant aux attaques personnelles orales, écrites ou « mises en ligne » contre les personnes qui les défendent.

 

« Nous respectons les électrices et électeurs, en nous refusant à user de manipulations, de communications mensongères, calomnieuses ou diffamatoires, et de présentations tendancieuses pouvant conduire à un cheminement intellectuel altérant la réalité.

 

« Nous considérons que la courtoisie dans nos échanges est une règle d’or et une marque de respect envers nos concitoyens ; nous ne nous interdisons ni l’humour, ni la dérision, ni la caricature, mais dans le respect des bonnes manières, de l’objectivité et de la réciprocité.

 

« Nous nous conformons aux règles légales de la campagne électorale : affichage sur les panneaux d’expression libre avant la campagne officielle, puis affichage limité aux panneaux officiels en respectant les espaces dévolus à chaque liste et les types d’affiches autorisés, respect de la date-buttoir de fin de campagne pour les tracts, les réunions et l’affichage, etc.

 

« Pour favoriser les analyses comparées de chacun de nos projets par nos concitoyens, nous affichons sur nos sites Internet des liens vers les sites de nos concurrents.

 

« Nous respectons l’environnement urbain en nous refusant à de l’affichage sauvage en utilisant, autant que possible, des supports écologiques de communication, et en invitant nos concitoyens à ne pas jeter nos documents sur la voie publique mais dans les conteneurs de tri sélectif.

 

« En cas de litiges entre nous, nous nous efforçons de les dépasser par la discussion, en ayant recours au droit en cas d’échec, et en nous interdisant toute forme de relation contraire aux usages et au respect des individus, notamment toute menace et, à fortiori, toute violence verbale ou physique. »

 

Marc Vuillemot,

maire de La Seyne-sur-Mer et vice-président de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée