Compétences métropolitaines et communales : pourquoi deux élections et un « tandem »…

Ça n’a pas trainé. À peine annoncée l’idée de présenter un tandem pour animer la future équipe unie des gauches et de l’écologie, les remarques et questions n’ont pas manqué de fuser, certains esprits que, parce que, comme l’ont dit d’aucuns, je suis un « gentil », je qualifierai « d’espiègles », y voyant quelque tactique finaude.

 

Il n’en est rien. Je le répète : seule l’évolution des compétences transférées depuis 2002 de la commune à l’intercommunalité justifient que nous ayons pris le parti de voir la réalité en face. Les pouvoirs communaux se réduisent à vue d’œil, ceux de la métropole croissent au fil du temps. Désormais deux projets de territoire se complètent et s’imbriquent. Deux élections se déroulent en un même temps. Deux animateurs soudés se répartissent les missions pour que le potentiel de La Seyne profite au grand territoire et que la métropole exerce sa solidarité envers La Seyne.

Explications en images et en petit film infographique…

 

LE QUOTIDIEN DES CITOYENS SE JOUE À L'ÉCHELLE DU GRAND TERRITOIRE

 

Les deux « nuages de mots » ci-dessous parlent d’eux-mêmes. Non seulement les densités respectives des compétences de la commune et de l’intercommunalité explosent à la vue, mais, si l’on regarde dans le détail, hormis les services à la population, à commencer par la tranquillité et la sécurité publiques d’une part, et l’éducation scolaire et périscolaire d’autre part, compétences qui devraient d’ailleurs être essentiellement exercées par l’État qui ne se prive pas d’en déléguer une bonne part au local sans réelles contreparties financières, il ne reste plus guère de domaines de la seule responsabilité d’un maire…


Cela ne signifie pas que l’exécutif intercommunal fait ce qu’il veut, contre les intérêts des communes et de leurs habitants. Ça justifie en revanche que les liens doivent être étroits entre les acteurs des deux institutions. Et ce n’est pas en ayant pour tout projet de ressasser, comme le font certains, que « la métropole lèse La Seyne » ou que « TPM, c’est Tout Pour Moi » (Moi étant Falco, en l’occurence), que les conditions idéales seront remplies pour que La Seyne et ses onze voisines s’enrichissent mutuellement et solidairement.

 

LES FAITS SONT LÀ : HORS LA COOPÉRATION, MOINS DE SALUT

 

La preuve est apportée par les faits. Notre plan local d’urbanisme (PLU), voté par TPM, l’a été selon nos désirs de nous imposer un nouveau frein à l’urbanisation et d’accroître nos zones naturelles et agricoles. La réfection de la Corniche de Tamaris, à hauteur de 40 millions d’euros que La Seyne seule n’aurait jamais pu engager, est garantie par la métropole. La rénovation du centre-ville, d’un coût de 126 millions d’euros, sera assumée par l’intercommunalité à hauteur de 83 millions, et par la Ville pour « seulement » 7,5 millions, le reste en subventions diverses. Les nouvelles lignes de bus et de bateaux-bus, le futur pôle multimodal d’échanges de la gare de La Seyne, les nouvelles pistes cyclables, la rénovation des ports de Saint-Elme et du Lazaret, la gestion de l’ensablement de Mar-Vivo, le projet de préservation de la colline du Fort Saint-Elme, sont et seront métropolitains. Sinon, avec une capacité d’investissement communal inférieure à 15 millions d’euros annuels… ils ne seraient tout bonnement pas ! Ceux qui affirment le contraire et vendent du rêve assènent des contrevérités. Et l’on pourrait multiplier les exemples.

 

En retour, si les communes de Hyères et Toulon, victimes comme La Seyne d’une criminalité liée au trafic de drogue qui terrorise nos habitants, ont pu bénéficier de moyens renforcés de police nationale, c’est parce que La Seyne a plaidé auprès de l’État pour tout notre territoire, obtenant, après la création d’une brigade spécialisée de terrain, puis d’une zone de sécurité prioritaire, que ce soient tous les quartiers fragiles de notre aire toulonnaise qui se voient attribuer des renforts policiers au titre des quartiers de reconquête républicaine. C’est aussi La Seyne qui, ayant été la toute première commune du Var à être labellisée territoire à énergie positive pour la croissance verte par ses initiatives reconnues de développement durable, a permis à toute la métropole d’obtenir le même label et les financements afférents. C’est enfin notre commune et celle d’Ollioules qui, gérant avec bon sens leurs plans d’aménagement du territoire, ont créé les conditions pour le développement du pôle de compétitivité Mer à vocation mondiale, faisant de TPM le site le plus économiquement dynamique de la Région, et le plus créateur d’emplois. Et, là encore, on pourrait multiplier les exemples.

 

C’est cette coopération vertueuse à laquelle, si nous sommes réélus, j’ai l’ambition de m’atteler encore plus, fort de mon expérience, avec les élus métropolitains seynois, en lien étroit et quotidien avec l’écologiste Cécile Jourda, future première adjointe prenant la suite de Raphaëlle Leguen qui est loin d’avoir démérité et à laquelle je rends hommage avec affection. Cécile animera en effet de son côté au plus près du terrain la mise en œuvre, avec l’équipe des adjoints et conseillers municipaux, des orientations communales.

 

D’où notre « tandem » clairement affiché. Et rien d’autre.

 

DEUX ÉLECTIONS EN UN SEUL VOTE, AVEC LE MÊME BULLETIN

 

Pour bien comprendre, la petite vidéo infographique ci-dessous, produite par l’Assemblée des communautés de France (AdCF), fédération qui rassemble les communautés de communes, d’agglomération, urbaines et les métropoles, explique en trois minutes les enjeux et les modalités de la double élection à laquelle les citoyens sont invités les 15 et 22 mars prochains.


Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer et vice-président de la métropole Toulon Provence Méditerranée