Mensonges : non, le report du chantier de la place Germain-Loro ne coûte rien aux Seynois !

Marc Vuillemot

 

Dans un récent article de mon blog, je regrettais que des contrevérités soient utilisées pour tout argument par des candidats d'une liste à la toute prochaine élection municipale. Et j'invitais les concurrents à s'abstenir de ces pratiques d'un autre temps, pour redorer l'image de la démocratie.

 

Hélas, les vilaines habitudes persistent. De mensonge en mensonge, on fait le calcul qu'on peut finir par abuser les électeurs seynois. Au lieu de parler de perspectives – si l'on en a –, il est tellement facile de tenter de salir les autres...

 

Exemple du jour avec une affabulation sans fondement, réitérée sans scrupule depuis quelques temps sur les réseaux sociaux par un éminent colistier de la liste de Madame Bicais, que cette dernière se garde bien de démentir...

 

 

 

Ainsi, selon le message largement diffusé par ce monsieur, l'interruption du chantier de la Place Germain-Loro, visant à requalifier cette entrée ouest du centre-ville en lui redonnant la fonction de place urbaine qu'elle avait antan, tout en améliorant la circulation et les dépôts d'élèves des établissements scolaires des alentours, et en mettant en valeur la chapelle du collège des Maristes, serait de mon fait !

 

Et ma supposée décision d'arrêt brutal coûterait, selon ce monsieur, quelque 3.000 euros quotidiens de pénalités à la commune !!!

 

 

 

UN SUJET, TROIS MYSTIFICATIONS, POUR GAGNER COMBIEN DE VOIX ?

 

D'une part, ce chantier n'est pas un programme municipal, mais métropolitain. Un prétendant à une fonction d'adjoint au maire devrait le savoir. Il n'est pas de la compétence du maire de le stopper, mais du président de la Métropole. Première tromperie !

 

 

D'autre part, le démarrage de ce chantier supposait un certain nombre de démarches et aménagements préalables, fixés sur le document officiel qu'est l'ordre de service à l'entreprise que je livre aux visiteurs de ce blog (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Certains de ces impératifs n'étaient pas réalisés au 2 juin, essentiellement parce que la période de confinement ne l'avait pas permis : déviations non mises en place, plans des concessionnaires (fibre et fluides) non communiqués, plan particulier de sécurité et de protection de la santé post-covid non encore validé, arrêtés de fermetures de voies à reprendre car non conformes aux décisions actées, panneaux de chantier pas encore posés, et, de ce fait, report de la communication au public, et notamment aux habitants et usagers.

 

De ce fait, le chantier n'est pas interrompu, mais... n'a pas commencé. Les éventuelles pénalités dues ne s'appliquent donc pas. Deuxième imposture !

 

Enfin, quand bien même le chantier eût-il démarré et eût-il fallu l'interrompre pour une raison incombant à la puissance publique et non au groupement d'entreprises qui en est chargé ou aux circonstances épidémiques, ce ne sont pas les Seynois qui auraient eu à supporter le coût des pénalités de retard, mais l'ensemble des MétropolitainsTroisième boniment !

 

 

 

FABLES ET FOURBERIES VALENT-ELLES MIEUX QU'ÉCHANGES SUR LE FOND ?

 

Et puis, surtout, pourquoi aurais-je pris une telle décision aberrante de suspension d'un projet, alors que c'est là le tout premier chantier structurant du programme de rénovation du centre ancien dont je me suis battu des années durant pour qu'il devienne enfin une réalité, et pour lequel j'ai obtenu de l'État et de nos partenaires des aides à hauteur de 42 millions d'euros dont seulement une dizaine à la charge de la ville ?...

 

Ça, le devenir du centre-ville, c'est un sujet de fond que j'aurais bien aimé aborder « à la loyale » avec ce monsieur au cours des mois passés. Mais peut-être n'avait-il rien à redire à ce programme ? Madame Bicais, candidate tête de la liste sur laquelle il figure, conseillère départementale et siégeant à ce titre au comité de pilotage du programme de rénovation urbaine de notre cœur historique, a en effet approuvé sans réserve l'ensemble de notre projet pluriannuel. Les procès-verbaux en attestent. Difficile ensuite de le critiquer...