Ville verte, durable et citoyenne : notre appel aux écologistes historiques

Suite à la publication d'un sondage réalisé par l'Ifop pour le compte du quotidien Var-matin, les membres de la liste « La Seyne 2020, l'énergie positive », que je conduis avec l'écologiste Cécile Jourda, ont lancé un appel au bon sens des adhérents d'Europe Écologie Les Verts (EELV).

 

L'enjeu est bien sûr, avec une droite républicaine fragilisée par son éclatement en cinq listes concurrentes, de pouvoir assumer la responsabilité d'un rempart conforté face à l'extrême-droite, mais surtout d'offrir la possibilité aux écologistes historiques de poursuivre l'œuvre, qu'ils mènent depuis 2008 avec les autres sensibilités de l'écologie et des gauches et les Seynois, vers une ville durable, verte, active et solidaire face aux défis de l'évolution climatique...

 

 

 

 

 

Un sondage n'est qu'un sondage. Celui-là, certes avec toutes les incertitudes d'une consultation qui a ses marges d'erreur, place la liste « La Seyne 2020, l'énergie positive » en tête des intentions de vote et donc en situation de grande responsabilité pour que La Seyne ne connaisse aucune atteinte à la démocratie républicaine.

 

 

 

Les intentions de vote cumulées en faveur des deux projets entre lesquels se répartissent ceux qui, depuis 2008, composent ensemble l'actuelle majorité municipale, atteignent 40%, soit le score obtenu au deuxième tour en 2014. Les Seynois semblent donc demeurer attachés aux idées qu'ils promeuvent, d'une ville durable, d'un service public égalitaire et solidaire, d'un soutien à une économie active. Mais ces 40% d'intentions de vote se distribuent hélas sur deux listes : 24% pour la liste Vuillemot-Jourda et 16% pour la liste Patentreger.

 

 

 

Le sondage indique par ailleurs que, si une seule des deux listes se maintenait au 2ème tour, par fusion ou retrait, menée par Marc Vuillemot, les deux tiers des voix du 1er tour de la liste Luc Patentreger lui seraient acquises, et la victoire serait au rendez-vous avec 40% de suffrages. Dans le cas d'un maintien de la liste de Luc Patentreger, mathématiquement, ce serait l'échec pour les deux listes, en faveur de l'extrême-droite. Et, malheureusement, Luc Patentreger, a déclaré qu'il « n'y aurait aucune fusion ». Mais ni Luc Patentreger ni aucun de ses colistiers ne sont membres d'EE-Les Verts. Leurs positions personnelles engagent-t-elle le parti qui leur accorde son soutien ?

 

 

Les Seynois attachés aux valeurs de solidarité et d'humanisme et à une ville durable apprécieraient sûrement que les écologistes d'EE-Les Verts révisent leur position et rejoignent autour de Cécile Jourda, adhérente de leur parti depuis 10 ans, et du républicain-socialiste Marc Vuillemot, le projet réaliste, unitaire, écologiste et solidaire porté par une équipe composée pour moitié de citoyens soutenus par six sensibilités des gauches, de quatre sensibilités écologistes, des régionalistes, et d'autant de citoyens actifs pour leur ville mais non « encartés ». Ou au moins qu'EE-Les Verts lui manifeste son soutien.

 

 

Les membres d'EE-Les Verts ont pris part depuis 2008 à la gestion communale des enjeux de développement durable qui valent aujourd’hui à La Seyne d'être reconnue pour sa détermination sur ceux-ci. Ils affirment d'ailleurs encore leur solidarité avec la majorité actuelle dont ils font toujours partie. Pourtant, à part certains d'entre eux, ils ont opté pour un soutien à une autre équipe au projet très similaire, mais en disant ne pas vouloir y participer. De son côté, le chef de file de cette autre équipe accepte ce soutien d'EE-Les Verts dont il affiche le logo, mais sans admettre d'adhérents de celui-ci parmi ses colistiers. De grâce, ne décevons pas les Seynois avec des postures peu lisibles et très fragilisantes pour eux et pour leur cohésion !

 

 

 

« La Seyne 2020, l'énergie positive » promeut un projet solidaire et écologiste. En attestent son action depuis 12 ans couronnée de nombreux labels, et ses engagements pour l'avenir à mettre en œuvre le « Pacte pour la transition » proposé par 60 organisations, la charte « Une ville pour les animaux » proposée par L214-Éthique et animaux, ou encore les « 9 chantiers de la démarche “zéro déchet, zéro gaspillage” » proposée par ZeroWaste-France. C'est ce que les Seynois attendent.

 

 

 

Au regard de la situation révélée par le sondage, même si elle comporte des marges d'erreur, l'heure est, pour l'ensemble des porteurs d'espoirs d'humanisme solidaire et d'écologie territoriale, à se serrer les coudes au plus tôt, pas à se tirer dans les pattes. Pour l'avenir soutenable et égalitaire des Seynois et de leur ville.

 

 

 

L'équipe « La Seyne 2020, l'énergie positive » – 18 février 2020